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Assurer la robustesse du système en vue des évolutions futures

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Un projet d’avenir tel que Cargo sous terrain CST (voir encadré) ne peut être réalisé que sur la base de recherches approfondies. La Haute école spécialisée bernoise BFH prendra la direction de ces recherches en conduisant un projet interdisciplinaire qui réunira des chercheurs de différentes hautes écoles suisses. Beat Noser, professeur à la Haute école spécialisée bernoise, explique quels défis il faudra relever.

La Haute école spécialisée bernoise BFH est le partenaire de recherche du projet CST. Qu’est-ce qui lui vaut cet honneur?
Nos partenaires apprécient l’orientation pratique de nos projets de recherche

Qu’est-ce que cela représente pour la BFH?
La BFH est une haute école composée de nombreux départements, qui propose 28 cursus dans les domaines de la technique, de l’informatique, de l’économie, du travail social et de la santé. Le projet Cargo sous terrain intègre toutes ces disciplines et met en évidence leurs liens dans le cadre de la recherche.

Concrètement, quel sera votre rôle?
La BFH conduit un projet interdisciplinaire qui réunit des chercheurs de différentes hautes écoles. Nous coordonnons les travaux des écoles participantes et assurons la cohérence de la recherche portant sur les projets en cours de Cargo.

Quel savoir-faire apporterez-vous dans le cadre de ce partenariat
Une longue expérience d’ingénieur et de chercheur, et le plaisir de travailler dans une équipe interdisciplinaire.

Quels défis devrez-vous relever?
Pour l’analyse systémique, il faut des compétences dans des spécialisations extrêmement variées. Dans notre univers de recherche ultraspécialisé, composer une équipe interdisciplinaire de spécialistes prêts à aborder des problématiques extérieures à leur domaine d’expertise est déjà un défi.



Quels domaines de recherche sont concernés par le projet CST?
Cargo sous terrain est un concept logistique global qui fait intervenir des composantes extrêmement variées. Nos recherches portent sur les interactions entre les différentes composantes. Nous traiterons en particulier les différents cycles de vie des composantes, qui peuvent varier de quelques années à un siècle. Cela donne un système extrêmement complexe. L’analyse systémique se concentrera sur les éléments suivants:

  • Tunnels
  • Véhicules
  • Gestion de l’énergie
  • City-logistique
  • Innovation commerciale
  • Tarification
  • Sécurité

Le projet CST ne sera entièrement achevé que dans quelques décennies. Les villes, et même les systèmes de transport, seront très différents d’aujourd’hui. En quoi cette évolution fulgurante, caractéristique de l’ère du numérique, est-elle un défi supplémentaire pour la recherche?
L’un des objectifs de la recherche est de garantir la robustesse du système pour les évolutions futures. Cela concerne avant tout les installations de production qui doivent relever le défi de l’industrie 4.0 en répondant aux nouveaux besoins découlant de modèles commerciaux en constante mutation.

Vous n’avez pas peur d’être rattrapé par les évolutions actuelles dans vos projets de recherche?
La mobilité et la logistique sont deux domaines de notre société qui connaissent des transformations rapides. Dans le monde entier, des projets de recherche et de développement sont en cours. Avec le projet Cargo sous terrain, notre but est d’aller plus loin, en anticipant l’évolution actuelle.

Est-il prévu d’exporter des innovations à l’étranger?
Partout dans le monde, on cherche des solutions pour livrer les marchandises dans les agglomérations de manière durable et respectueuse de l’environnement. Nous sommes convaincus que ce projet aura aussi beaucoup de succès à l’export.

Des personnes sont-elles déjà intéressées?
Oui, et de premières discussions ont déjà eu lieu.

Cargo sous terrain reliera les centres industriels et logistiques aux villes par un tunnel souterrain.
 

Gütertransport im automatisierten Logistiksystem unter der Erde

Mit dem visionären Projekt Cargo sous terrain (CST) soll der Schweizer Gütertransport revolutioniert werden. Laut den Initianten könnte zukünftig ein Grossteil unterirdisch in Güter-U-Bahnen abgewickelt werden.
Die Anschubfinanzierung von 100 Millionen Franken ist seit Anfang 2018 zugesichert. Damit erfüllt das 33-Milliarden-Projekt eine Vorgabe des Bundes, das Interesse der Privatwirtschaft nachzuweisen. Das automatisiert befahrene Tunnelsystem soll die Schweiz oberirdisch bis etwa 2045 vom Verkehr entlasten und den angeschlossenen Betreibern gleichzeitig als rollendes Lager dienen. Schon 2030 wollen die Initianten die erste Röhre zwischen dem Logistikknotenpunkt Härkingen und Zürich in Betrieb nehmen.
Aufgrund der Grundlage, Güter unterirdisch zu transportieren, wird es vor allem als Tunnelprojekt betrachtet. Das Tunnelprojekt oder genauer gesagt das CST-Logistiksystem ist aber eine Kombination von Tunnel, Vertikalförderer, Hubs öffentlichem Raum und Transportwesen sowie einem digitalen Leitsystem, das alle Komponenten zusammen im Einklang zu steuern vermag. Innovation bedeutet vor allem, Bestehendes zu erneuern und zu verbessern.
«Unsere Innovation ist die Kombination von vielen hochkarätigen Technologien zu einem Gesamtsystem, das Marktteilnehmer physisch wie auch digital miteinander vernetzt. Diese Innovation ist visionär, weil damit die Kollaboration und nicht der Wettbewerb im Zentrum steht. Neu sind auch die Schaffung eines eigenständigen Trassees für den Güterverkehr und damit die Entflechtung vom Personenverkehr », so Gabriele Guidicelli, Projektleiter Technik bei Cargo sous terrain (CST).